Open Studios Summer
25.07.2026
À l’occasion des Open Studios d’été, les artistes en résidence ont partagé un aperçu de leurs recherches en cours à travers installations, lectures, projections, œuvres sonores et visuelles.
alfatih, Ana María Millán et Andrea Carrillo ont présenté les prémices de Tender Mesh – An Adaptive Ecosystem of Complicities, à travers des installations vidéo. Le projet explore les savoirs incarnés, les technologies numériques et nouvelles formes de collaboration.
Mahshid Rafiei a exposé un ensemble de travaux en cours, réunissant des assemblages textuels, sonores et sculpturaux qui méditent sur une série de questions ; face au mutisme, quelles formes d’énonciation extraverbale ou d’émanation du corps émergent en lieu et place de la parole ? Dans quelle mesure ces expressions illisibles peuvent-elles résister ou subvertir les effets assimilateurs de la signification et de la reconnaissance ?.
Mira M. Yang a partagé une lecture de textes, mêlant des extraits de Chris Marker sur la Corée du Nord, des fragments développés avec une danseuse et des mythes traduits du Samguk Yusa. Mira a également présenté un film de l’installation Karaoke Falsetto, qui envisage la voix comme un espace de migration, de transformation et de transmission.
Zoé Samudzi a présenté le projet inaugural en cours de développement de la constellation Can the African Steal?, construit partir de photographies d’archives du Congo belge (vers 1929-1930).
Puer Deorum a projeté Ghost Child, un film qui explore la figure de l’enfant fantôme, ce frère ou cette sœur souvent ignoré·e au sein d’une famille. Le film interroge les états intermédiaires, la solitude et la mortalité.
Alice Bucknell a partagé deux jeux vidéo explorant les écologies spéculatives. Coyote Time est un jeu d’aventure textuel éco science-fiction en « infinite night », alors qu’Earth Engine est un jeu de simulation écologique en « planetary play ».
Clemens Fischer a présenté un dispositif autonome de production d’images installé dans le lac Léman. Le Léman devient à la fois la force motrice et le sujet de ce processus autonome de création d’images.
Drew McDowall a interprété une œuvre sonore qui explore le vieillissement comme une transformation à la fois personnelle et universelle. L’œuvre compose une expérience d’écoute où s’entrelacent perte, renouveau et perceptions changeantes du temps et de l’espace.
Le programme événementiel de La Becque reçoit le soutien de la Ville de La Tour-de-Peilz, de la Loterie Romande, de la Fondation Coromandel, de la Fondation Philanthropique Famille Sandoz et de Pensimo Fondsleitung AG.
Photos Aurélien Haslebacher