Mimi Ọnụọha
Biographie
Mimi Ọnụọha (née en 1989) est une artiste nigériano-américaine basée à Brooklyn, dont la pratique englobe l’impression, le code, les données, la vidéo, l’installation et les archives afin d’interroger et de mettre en lumière les logiques contradictoires du progrès technologique. Son travail envisage l’absence comme un prisme, en s’intéressant aux lacunes qui définissent les systèmes de travail, d’écologie et de relations. Ses expositions personnelles ont notamment été présentées à la Secession à Vienne, au Victoria and Albert Museum à Londres et à la bitforms gallery à New York, et son travail a été présenté au Whitney Museum à New York, au Gropius Bau à Berlin, à la Gaîté Lyrique à Paris et à l’Australian Centre for Contemporary Art à Melbourne. Lauréate d’une bourse de United States Artists et de Creative Capital, Ọnụọha a également cofondé A People’s Guide To Tech, une organisation dirigée par des artistes qui développe des guides pédagogiques et des ateliers autour des technologies émergentes.
Residency project
Programme principal de résidence — 2027
À La Becque, Mimi Ọnụọha explorera l’absence comme structure épistémologique, en prenant comme point de départ une fosse commune située dans sa ville natale, dont l’existence est restée inconnue de la communauté pendant plus d’un siècle malgré de nombreux indices. À une époque marquée par la surabondance des processus computationnels, le projet examine la manière dont la preuve peut échouer, non pas parce que les éléments manquent, mais parce que certaines vérités excèdent ce qu’une structure donnée est capable de contenir. Prolongeant ses recherches au long cours sur la technologie et la nature comme systèmes d’organisation produisant tous deux des formes d’inconnaissabilité, Ọnụọha utilisera le jardin de La Becque comme un espace permettant de matérialiser ces absences et d’explorer les nouvelles formes d’inconnu produites par son propre déplacement.
Rapport de résidence
Eyebeam — 2020
Durant sa résidence en 2020 dans le cadre du programme Eyebeam Rapid Response for a Better Digital Future, Mimi Ọnụọha a développé la première phase d’un projet de recherche examinant les relations entre capitalisme de surveillance, violence raciale et systèmes de pouvoir aux États-Unis. Partant du constat que le capitalisme de surveillance constitue une extension de structures de domination plus larges qui affectent de manière disproportionnée les communautés noires, racisées, autochtones et d’autres communautés situées en dehors des sphères dominantes du pouvoir, Ọnụọha a travaillé avec une équipe à la création d’un ensemble de données original reliant les histoires de la terre et de la violence raciale à travers les États-Unis. À travers cette recherche, elle a exploré la manière dont les données peuvent à la fois reproduire les structures de pouvoir existantes et permettre de rendre visibles les histoires et les relations sociales qui les sous-tendent.
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