RESIDENTS 2020

Ignacio Acosta (CL)

Ignacio Acosta est un artiste et chercheur d’origine chilienne, basé à Londres. Principalement par le biais de la photographie et de l’image en mouvement, il explore la dynamique des pouvoirs géopolitiques, les récits géographiques et historiques liés aux minéraux. Ses divers projets de recherche, étroitement liés, impliquent un travail de terrain approfondi, des analyses, de la documentation visuelle et un effort de rédaction critique au sujet de sites et de matériaux à la symbolique particulière. Il s’intéresse à des lieux rendus vulnérables par l’exploitation de leurs écosystèmes, par le colonialisme et la capitalisation intensive. Acosta concentre son travail sur la résistance à l’industrie extractiviste et, grâce aux technologies de l’image, au développement de récits visuels liés à ce sujet d’étude.

Sa thèse de doctorat Copper Geographies (2018), publiée chez Editorial RM, a été réalisée dans le cadre de Traces of Nitrate, un projet de recherche développé en collaboration avec l’historienne de l’art et du design Louise Purbrick et le photographe Xavier Ribas, basé à l’Université de Brighton et financé par le Arts and Humanities Research Council britannique (AHRC). En 2017, il a reçu un prix de réalisation de la Fondation Hasselblad / Valand Academy en Suède, dans le cadre du projet Drone Vision dirigé par la Dr Sarah Tuck.

Ignacio Acosta

Florencia Aspèe (CL)

Florencia Aspee est titulaire d’un Bachelor en Arts visuels et d’un Master en Recheche et création photographique de l’Université FinnisTerrae à Santiago (Chili). En parallèle à sa pratique artistique, elle collabore à la Biennale d’arts médiaux de Santiago en tant que productrice associée. 

Sa pratique combine la sculpture, le collage et l’écriture narrative pour tenter de décrire des paysages fictionnels, les actions et souvenirs qui leur sont associés ainsi que leur potentiel non-réalisé. Elle réunit ces divers éléments en des objets éditoriaux qui contiennent et transmettent l’information extraite de ces environnements: documents et photographies reconstruisent par bribes des événements délibérément ignorés par l’histoire ou tout simplement oubliés; des réalités et temporalités divergentes convergent en un objet unique.

Florencia Aspee

Félicia Atkinson & Bartolomé Sanson (FR)

Bartolomé Sanson (né en 1984) est éditeur indépendant, fondateur de Kaugummi Books (2005 – 2011, fanzine d’artistes) et travaillant en freelance pour différentes maisons d’éditions. Félicia Atkinson est artiste et musicienne (née en 1981), diplômée des Beaux-Arts de Paris. Ensemble ils créent Shelter Press, maison d’édition indépendante, label de disques, et plateforme de recherche cherchant à établir un dialogue entre l’art contemporain, la poésie et les pratiques sonores expérimentales. Née lors d’une résidence d’artiste dans l’Ohio à l’été 2012, Shelter Press a aujourd’hui plus d’une centaine de titres à son catalogue et participe à des foires à travers le monde, soutenu par un solide réseau de distributeurs internationaux. A La Becque, sur les traces notamment de la compositrice britannique Daphne Oram, Atkinson et Sanson se consacreront à un projet combiné d’édition et de création sonore et artistique qui explorera de manière critique les dimensions ésotériques et naturalistes de certains courants de composition sonore du XXème siècle.

Félicia Atkinson & Bartolomé Sanson

Brandon Covington Sam-Sumana (US)

Brandon Covington Sam-Sumana est né à Fayetteville, en Caroline du Nord, dans les années 90. Son travail questionne les thématiques liées à la monnaie, à l’éphémère, à la narratologie et au métabolisme des systèmes. Ses interrogations ont donné naissance à des projets sonores, des objets de design génératif, des incursions dans la finance spéculative, des vidéos, du texte et des travaux d’arts visuels. Covington a présenté des compositions musicales, des performances et des installations au sein de diverses institutions, telles que l’ICA et la Tate Modern à Londres, le New Museum de New York ou encore au  Atlanta Contemporary. Il a publié en 2019 son premier recueil d’essais, I was born in ww3: the exorcism of Kaye – fifteen laws of virtuality, violence, and asymmetry told in fifteen awful phrases.

Brandon Covington
Sam-Sumana

COYOTE (FR)

COYOTE est un collectif à géométrie variable, une co-opération entre des êtres et des affects, une cristallisation de zones d’affinités. Chaque année depuis 2015, COYOTE suit la piste de l’un·­e de ses membres pour explorer une nou­velle territorialité à travers des enquêtes situées (Paris, Lisbonne, Athènes, Barcelone). Le collectif travaille sur l’intersectionnalité comme sujet et format, à partir de formes conceptuelles et expérimentales élargies : édition, cinéma, conversation performée, repas critique. Le collectif a été initié par Tristan Bera, Nuno da Luz, Elida Høeg, Clémence Seurat et Ana Vaz à l’issue de leur expérience commune à l’École des Arts Politiques dirigée par Bruno Latour. Le collectif a présenté son travail dans des institutions culturelles comme le Théâtre Nanterre-­Amandiers, Khiasma (Paris), Syntax (Lisbonne), BAR Project (Barcelone)et le Centre culturel suisse (Paris). En 2019, COYOTE participe à la 9e Biennale Contour : Coltane as Cotton (Belgique) placée sous le commissariat de Nataša Petrešin­-Bachelez. 

À La Becque, COYOTE poursuit son projet Environments, un lexique environnemental ouvert qui prend la forme d’un ensemble de signes visuels comme autant de propositions pour penser, agir et tenir dans un monde de plus en plus dévasté et contaminé.

Crédit photo: John Bowman

COYOTE

D. Denenge Duyst-Akpem (US)

La pratique de D. Denenge Duyst-Akpem – entre art visuel, écriture, performance et enseignement – réunit les disciplines de l’art public et de l’art in situ, des rituels, du design d’intérieur, de l’écologie et de l’afrofuturisme. Elle construit méticuleusement des environnements « Afri-sci-fi », fantastiques et interactifs, et des performances qui interrogent, titillent, décolonisent et autonomisent, tout en étant enracinées dans l’héritage transformationnel d’un Sun Ra.

Professeure assistante  à la School of the Art Institute of Chicago, elle est également fondatrice de Denenge Design et de In The Luscious Garden, des initiatives qui se concentrent sur les approches holistiques et conceptuelles du design anthropocentré. Elle a exposé ou s’est produite à la Biobliothèque du Congrès des Etats-Unis, le Arts Club of Chicago, le Museum of Contemporary Art Chicago, et à Red Bull Arts N. Ses écrits ont été publiés par ArtNews, Newsweek, et le Chicago Tribune. Elle est également l’auteur de Theaster Gates : How To Build a House Museum, et d’essais sur l’afro-futurisme et le design rédigés pour le Kunsthaus Zurich, le Kunstgewerbemuseum de Berlin. Elle a reçu de nombreux prix d’excellence en enseignement ainsi qu’une bourse de recherche du National Endowment for the Humanities en 2014.

Crédit photo: R.J. Eldridge

D. Denenge Duyst-Apkem

Caroline Etter & Laura Spozio (CH)

La pratique de Caroline Etter prend corps dans différentes réflexions, se saisissant de structures existantes pour en modifier l’organisation, la forme ou la matérialité afin d’induire une réflexion critique. Les différentes installations qui en résultent lui permettent de jouer sur le regard – regard plus spécifiquement envisagé comme cadre de perception, de compréhension et de représentation du monde, qui ne peut être que parcellaire du fait même de sa subjectivité. 

Laura Spozio s’intéresse, principalement par la vidéo, l’écriture et la performance, à des activités non spectaculaires, ainsi qu’aux relations intra- et interspécifiques, observées notamment à travers le prisme du langage non verbal. L’artiste infiltre également des contextes donnés et génère, par des actions, un déplacement de points de vue pour les usagers d’un lieu ou le public d’un événement.

Elle travaille actuellement au sein du projet recherche pluridisciplinaire Action 2 – Observer, porté par la Manufacture-Lausanne et la HEAD-Genève. Leur duo s’est formé en 2018, dans une volonté commune d’interroger les rapports entre savoirs scientifiques et individus, à travers l’utilisation détournée d’objets, la récolte d’anecdotes ou encore au moyen de dispositifs qui superposent des regards, introduisant ainsi des décalages dans la pratique de l’observation. Nourries par un échange verbal continu, les deux artistes, à l’instar d’un Bouvard et Pécuchet, explorent les techniques d’observation propres aux domaines des sciences humaines, de l’environnement ou encore de l’éthologie.

Caroline Etter &
Laura Spozio

Adam Gibbons & Eva Wilson (UK)

Adam Gibbons et Eva Wilson sont les rédacteurs en chef de “ ”, une série de conversations entre des artistes, des éditeurs ou des invités, publiées par NERO, à Rome.

Les livres édités par le duo se concentrent sur des pratiques situées  à l’intersection de l’édition et de l’exposition, par le biais de thématiques  telles que la circulation, la dispersion, le spamming, l’impression, les données, le son, le langage, l’infection, la mode, les réseaux, les perturbations, les mythes, le parasitage ou encore l’infiltration.

Adam Gibbons est un artiste, professeur, écrivain et membre fondateur du groupe d’artistes Am Nuden Da, qui expose au niveau international depuis 2008. Il enseigne au London College of Communication pour le Bachelor en Design for Art Direction. Il est titulaire d’un Master en Fine Art au Goldsmiths College, University of London depuis 2017.

Eva Wilson est une écrivaine et curatrice travaillant actuellement sur une thèse de doctorat à la Freie Universität de Berlin, où elle étudie le concept de l’image virtuelle au XIXe siècle. Elle a fait partie de l’équipe éditoriale de la documenta 14 à Athènes et à Kassel. Elle est directrice du Schinkel Pavillon Berlin et commissaire d’exposition du Thyssen-Bornemisza Art Contemporary (TBA21), à Vienne.

Adam Gibbons &
Eva Wilson

GIDEONSSON/LONDRÉ

Par le biais d’activités artistiques de longue durée, le duo d’artistes GIDEONSSON/LONDRÉ cherche à atteindre des états de dissolution, entre paralysie et extase. Leur pratique comprend des performances, des installations et des interventions constituées de différentes formes d’activités quotidiennes hautement réglementées, qui permettent d’activer différentes perceptions temporelles. Ces changements de rythme et de flux temporels Comment les changements de rythme et de flux temporels ouvrent à d’autres conceptions et au détachements temporaires des idées reçues sur la subjectivité.

A La Becque, ils prévoient d’effectuer des recherches sur diverses techniques et outils permettant de mesurer le temps, dans le but de développer une série de propositions alternatives basées sur des éléments naturels de type climatique, météorologique ou autres.

GIDEONSSON/LONDRÉ vivent et travaillent à Kallrör, en Suède. Ils ont obtenu un Master en Arts Visuels du Royal Institute of Art en 2014. Leurs expositions récentes incluent Change au Havremagasinet en Suède (2019), I am vertical, ESPAI 13 Spain (2018) et la Swamp Biennial du Art Lab Gnesta, en Suède également  (2018).

Gidensson/Londré

Andreas Greiner (DE)

Andreas Greiner est diplômé de l’Université des Beaux-Arts de Berlin et de l’Institute for Spatial Experiments, dirigé par Olafur Eliasson. Après des études de médecine, d’anatomie et de sculpture, son travail se concentre désormais sur des œuvres d’art numériques et temporelles. Sa pratique créative repousse les limites du cadre classique de la sculpture. Son travail se concentre sur l’influence anthropique dans l’évolution de la nature. Il fait également partie des collectifs d’artistes A / A et Das Numen.

Crédit photo: Theo Bitzer

Andreas Greiner

Voldemars Johansons (LV)

Le travail de Voldemars Johansons combine ses intérêts pour la visualisation, le son et la science. Il crée des projets expérimentaux qui synthétisent l’art, la science et la technologie afin d’explorer des phénomènes divers et en représenter l’expérience à travers des environnements composés de structures visuelles, acoustiques et spatiales. Dans son travail, les frontières entre la perception du visible, de l’invisible et de l’audible se dissolvent pour créer une situation perceptive unifiée. Selon lui, « l’art a le privilège de pouvoir réfléchir sur ce qui n’est pas prouvé, ce qui n’est pas reconnu, élargissant ainsi les horizons de la pensée.”

Le travail de Johansons a été présenté dans divers lieux et événements internationaux : la Biennale d’architecture de Venise, le Ars Electronica Center (Linz), BOZAR (Bruxelles), Ruhrtriennale (de), TodaysArt (La Haye), STEIM (Amsterdam), Sound Forest (Riga), Unsound Festival (Krakow), CAC Vilnius, le Concertgebouw de Bruges, la WRO Media Art Biennale (Wroclaw), la Biennale de Kochi (Inde) entre autres. Depuis 2009, il travaille comme chercheur au Laboratoire de recherche en art de l’Université de Liepaja, où il enseigne également au département d’études des nouveaux médias.

Voldemàrs Johansons

Eglė Kulbokaitė (LT) & 
Dorota Gawęda (PL)

Dorota Gawęda (née en 1986, Lublin, PL) et Eglė Kulbokaitė (née en 1987, Kaunas, LT) sont basées à Bâle et travaillent en duo depuis 2013. . Toutes deux sont diplômées du Royal College of Art de Londres (2012). Leur travail s’articule autour de plusieurs type de médias, de la performance à la vidéo, en passant par l’installation, la sculpture et des créations olfactives. Elles sont les fondatrices de YOUNG GIRL READING GROUP – YGRG (2013 – ), nommé d’après le Preliminary Materials For a Theory of the Young-Girl du collectif d’auteurs Tiqqun, mais s’organisant autour de la pensée féministe et queer, tant historique que contemporaine. Pendant ses deux premières années d’existence, le YGRG a été activé de manière hebdomadaire, devenant une communauté qui cherchait une manière horizontale d’aborder le texte, la lecture et le partage des connaissances, en offrant un espace discursif intime au sein d’une expérience de lecture collective. Le projet est devenu la base de la collaboration continue du duo et forme toujours le noyau conceptuel de leur pratique artistique. Actuellement, YGRG existe en tant que série performative, à travers laquelle Gawęda et Kulbokaitė examinent les relations entre la lecture, l’affect, la distraction, la présence corporelle et virtuelle, la solidarité et la désunion, l’action en direct et la documentation. 

Leur recherche dans ce domaine est soutenue par International Flavors and Fragrances Inc. Le duo est également le fondateur de l’avatar Agatha Valkyrie Ice (2014-2017), sous le nom duquel elles ont co-curaté le projet OSLO1O à Bâle (2015-2017). Gawęda et Kulbokaitė ont exposé leurs travaux à l’échelle internationale.

Eglė Kulbokaitė & 
Dorota Gawęda

Virginie Laganière & Jean-Maxime Dufresne (CA)

Dans leur travail artistique, Jean-Maxime Dufresne et Virginie Laganière s’intéressent à nos territoires urbanisés et leurs réalités sociales, aux transformations de l’environnement construit et naturel, ainsi qu’à différentes formes de spéculation sur le futur, avec une sensibilité particulière pour la psyché humaine et des climats sociopolitiques. De nature anthropologique et protéiforme, la recherche s’élabore a priori par un processus d’enquête sur le terrain. Façonnées par un travail de l’image en photographie et vidéo, de création sonore et de dispositifs sculpturaux, leurs installations se distinguent par la conception d’environnements in-situ. En brouillant les repères entre le documentaire et le fictionnel, diverses stratégies narratives sont préconisées dans l’interprétation du réel en déployant d’autres imaginaires. Outre leurs pratiques individuelles, ils collaborent en duo depuis plus de quinze ans.

Ces dernières années, leur production artistique s’est attardée au devenir de sites olympiques entre Athènes, Beijing, Montréal, Munich, Sarajevo et Tokyo, ainsi qu’à des paysages géologiques investis par des musiciens en Finlande. Ils ont récemment séjourné à TOKAS (Tokyo Arts and Space) pour explorer des futurs sociaux associés à la coexistence technologique, et au Studio du Québec à Rome pour œuvrer sur l’architecture héliothérapique, les écologies complexes et les atmosphères de pouvoir en Italie. Soutenu par le Conseil des arts du Canada et le CALQ, leur travail a fait l’objet d’expositions et de résidences au Canada et à l’international, notamment au centre Optica, la Galerie de l’UQAM et la Fonderie Darling (Montréal), La Biennale de Québec / Manif d’art à VU Photo, HIAP (Helsinki International Artist Programme), Inside-Out Art Museum (Beijing), Titanik Gallery (Turku), Homesession (Barcelone) et à la Fondation Christoph Merian (Bâle). 

Virginie Laganière &
Jean-Maxime Dufresne

Valle Medina (ES) &
Benjamin Reynolds (AU)

Les oeuvres de Valle Medina et de Benjamin Reynolds peut être considérés comme des métaphores filées: elles sont constituées de nombreux objets et média indépendants qui occupent l’espace et servent, de manière architecturale, à l’élaboration d’une idée d’ensemble distincte.

Co-fondateurs du studio Pa.LaC.E. (palacepalace.com), Medina et Reynolds dirigent le studio ‘CHRONOCOPIA’ au sein du département d’architecture du Royal College of Arts à Londres. Leur travail a été exposé notamment au Van Abbemuseum (NL), Basis voor Actuele Kunst – BAK (NL) et au Centre de Cultura Contemporània de Barcelona (ES). Ils ont remporté le 50e Shinkenchiku/Central Glass Award à Tokyo, parmi d’autres prix internationaux.

Leur première monographie majeure, Paris Hermitage, a été publiée début 2017 chez Cooperative Editions à New York.

Benjamin Reynolds est diplômé de l’Architectural Association de Londres et a été résident à la Van Eyck Academie de Maastricht.

Valle Medina a également été résidente à l’Académie Van Eyck de Maastricht ainsi que boursière Geisendorf au département d’architecture de l’ETH Zurich (D-ARCH), où elle a obtenu son diplôme au Laboratory for Applied Virtuality.

Valle Medina & Benjamin Reynolds

Pierre Paulin (FR)

À travers la poésie, l’essai, la traduction, l’édition et le prêt-à-porter, Pierre Paulin inscrit son travail artistique dans la culture visuelle d’aujourd’hui. L’utilisation du terme « look », que ce soit pour qualifier son travail poétique ou les ensembles de vêtements qu’il produit, est le dénominateur commun d’une pratique de l’écriture et de l’art basée sur la combinaison et la traduction de formats et de signes culturels. Du vêtement au texte, du corps aux mots, Pierre Paulin ne sépare pas l’écrit de la représentation ni l’image du discours. Le texte est omniprésent, que ce soit dans ses vêtements (poches et doublures), dans ses vidéos, dans ses livres et ses éditions. 

Pierre Paulin est aussi cofondateur d’un atelier d’édition indépendante avec Alex Balgiu, Clémentine Rougier et Roman Seban. Cet atelier a pour but de publier de la poésie, des essais sur l’art et des traductions.

Pierre Paulin

Florence Peake (UK)

Florence Peake est une artiste basée à Londres active depuis 1995. Elle réalise des performances en solo et en groupe, entremêlées d’une vaste pratique en arts visuels. Ses œuvres ont été présentées à l’échelle internationale dans diverses  galeries, théâtres et en extérieur et sont reconnues pour leur approche à la fois sensuelle et pleine d’esprit, expressive et rigoureuse, politique et intime. 

Les notions de matérialité et de physicalité, du corps comme site et vecteur de protestation, sont au coeur de son travail – tout comme des questions politiques touchant à la liberté, à l’anthropocène et à la marchandisation de l’art. Ses performances radicales et désarçonnantes sont fréquemment suivies de sculptures et de peintures, qui documentent et approfondissent l’expérience de la performance, les liens et alliances temporaires créées avec danseurs, publics et lieux. 

Son travail a été présenté à la Biennale de Venise 2019 en collaboration avec Eve Stainton, au CRAC Occitanie de Sète, à la Färgfabriken de Stockholm, au London Contemporary Music Festival, au Palais De Tokyo à Paris, à la Hayward Gallery, à la Serpentine, à la Whitechapel Gallery et à l’ICA à Londres, à Frieze ou encore au Yorkshire Sculpture Park. Elle présente fin 2019 une exposition en duo avec Tai Shani au Centro Cento de Madrid.

Crédit photo: Anne Tetzlaff 

Florence Peake

PRICE (CH/BR)

Mathias Ringgenberg, alias PRICE, est né en 1986 à Rio de Janeiro. Il vit et travaille actuellement à Zurich. Pour Mathias Ringgenberg, la performance – y compris la rigueur de la répétition et de la discipline physique – apporte un correctif nécessaire, dans une ère où Internet a renforcé la domination culturelle de l’image, désormais plus facilement produite et diffusée que jamais auparavant. La présence du corps de l’artiste n’est pas seulement un point d’orientation crucial pour naviguer dans sa pratique, mais sert aussi à rappeler le registre matériel, crucial à la constitution de l’identité, de l’émotion et de la communication. Mathias Ringgenberg a étudié à la Gerrit Rietveld Academy d’Amsterdam avant d’obtenir une Master en arts du spectacle et théâtre de la HKB de Berne en 2015.

Dans ses œuvres performatives actuelles, intitulées Melodies are so far my best friend, Where Do You Wanna Go Today (Variations), Can’t say much about anything that’s new (accompagné de l’album Greatest Hits) ainsi que dans ses performances vidéo A : I am impressed B : Well – I am in love, Home is a place we all have to find et You don’t touch it, it touchees you, Mathias Ringgenberg développe le caractère fictif PRICE. Personnage fictif hybride issu de l’océan de l’information, PRICE explore la désorientation émotionnelle d’une génération ayant grandi avec la culture de masse, le néolibéralisme et l’omniprésence d’internet. Sondant les mécanismes de la pop, PRICE évoque, au travers de ses histoires musicales, instabilité, peurs et désarrois amoureux.

Crédit photo: Senta Simond 

PRICE

James Rushford (AU)

James Rushford est un compositeur-interprète australien. Son travail s’inspire d’une familiarité avec des langages concrets, improvisés, avant-gardistes et collagistes. Actuellement, son travail se penche sur le concept esthétique de l’ombre et de sa place en musique. Il poursuivra ses recherches sur le sujet à La Becque, par un processus continu d’écriture et par la production d’une pièce radiophonique élaborée avec l’Ensemble Vortex (Genève).

En tant que compositeur, James a reçu des commandes du BBC Scottish Symphony Orchestra (Glasgow), du Melbourne Symphony Orchestra, de l’Ensemble Neon (Oslo), de Speak Percussion (Melbourne), de l’Ensemble Offspring (Sydney), de Decibel (Perth), du Melbourne International Arts Festival (2006/2008), du Norway Ultima Festival (2011), du Unsound Festival (New York 2014) et du Liquid Architecture Festival (2010).

En tant qu’interprète, il a présenté ses œuvres au STEIM Institute (Amsterdam), à la Fondation Logos (Gand), à Issue Project Room (New York), aux Instants Chavirés (Montreuil), Constellation (Chicago), Café Oto (Londres), Super Deluxe (Tokyo), Blank Forms (New York), Monday Evening Concerts (Los Angeles) et Cave12 (Genève), Send & Receive Festival (Winnipeg), WORM (Rotterdam), Centre for Contemporary Art (Varsovie), Only Connect Festival (Oslo), Supersense (Melbourne 2019), Now (2011/2012), Adelaide Festival (2014), Melbourne International Jazz Festival (2011) et the Tectonics Festival (Adelaide 2014, New York 2015, Tel Aviv 2015). Il s’est également produit en soliste avec le Krakow Sinfonietta, l’Australian Art Orchestra, Michel Pisaro, Eyvind Kang, David Behrman et Jon Rose.
James est titulaire d’un doctorat du California Institute of the Arts et a été boursier de l’Akademie Schloss Solitude à Stuttgart en 2018.

Crédit photo: Robert Szolnicki

James Rushford

Yves Scherer (CH) & Broderick Shoemaker (US)

Yves Scherer (né en 1987 à Soleure) est un artiste plasticien basé à New York dont le travail traite des questions de genre, de célébrité et de réalités médiatiques. Travaillant principalement avec la sculpture et l’installation, il crée des environnements immersifs qui combinent récits personnels et fan fiction pour offrir au spectateur une perspective souvent romantique sur soi, les relations et le quotidien. Son travail a été exposé internationalement dans des galeries et institutions telles que l’ICA de Londres, la Kunsthalle de Bâle et le Swiss Institute de New York. Il a été lauréat des Swiss Art Awards en 2015 et a été classé dans la liste “30 Under 30 – Art & Design » de la revue Forbes en 2017.

Broderick Shoemaker (né en 1984) est un artiste visuel basé à New York dont le travail cherche à identifier des actions et des formes essentielles qui saisissent notre moment technologique. Utilisant l’installation, la sculpture et la peinture, sa pratique s’engage dans les médias sociaux et le rapport du corps à la technologie humaine. Il a obtenu un master en nouveaux médias de la City University en 2018. Parmi ses expositions récentes figurent des installations et performances au Sheridan dans le Bronx et avec le collectif SHED dans le cadre de la première bourse artistique du Queens Council.

Yves Scherrer &
Broderick Shoemaker

Steven Pippin (UK)

Steven vit et travaille dans le sud de Londres. Il est connu pour ses interventions sculpturales et son travail photographique, découlant de son oeuvre Laundromat-Locomotion (Walking in Suit) de 1997, qui a été l’aboutissement d’une période de dix ans consacrée à la conversion de différents objets en appareils photo. Au cours des vingt dernières années, il a approfondi sa connaissance de la mécanique de notre monde, privilégiant la fonction sur la forme et en se concentrant sur le monde dans lequel nous vivons, ajustant et réévaluant les objets et les machines du quotidien, les portant à la limite de la compréhension philosophique. Son travail à La Becque se propose de dépasser les considérations de valeur esthétique, en se concentrant sur l’idée de l’optimisation de  l’exploitation des énergies naturelles, avec un impact minimal et un maximum d’efficacité. Son travail est présent dans des collections majeures, de la Tate au Royaume-Uni au MoMA à New York. Il a exposé à Unlimited lors d’Art Basel et a été le premier artiste en résidence de l’Institut de recherche de Potsdam sur les effets du changement climatique.

Steven Pippin

Andrew Norman Wilson (US)

Andrew Norman Wilson est un plasticien, réalisateur et curateur basé à Los Angeles. Ses films vidéo sont peuplés d’entités animées hyperréelles, entre humain, animal et machine. Il décrit sa pratique ainsi: “Mon travail actuel consiste à combiner des techniques scientifiques et narratives me permettant d’effacer la distinction entre pratiques scientifiques et culturelles telles qu’elles ont historiquement été définies. En faisant plein usage des potentiels formels et conceptuels propres aux domaines scientifique et culturel, je rends illusoires les matériaux techniques et ouvre la matière culturelle à l’analyse. Plutôt que de communiquer un message spécifique au spectateur, je cherche à le guider vers ses propres expériences en termes de sensations (partielles), de pensée (limitée), et de (non-)identification.” 

Le travail de Wilson a fait l’objet d’expositions personnelles, notamment au Kunstverein Braunschweig (2019), au Fotomuseum Winterthur (2019), au Center for Contemporary Art Futura (2018) et au Broad Art Museum au Michigan (2017). Il a récemment participé aux expositions collectives suivantes: Picture Industry à Luma Arles (2018), Techne and the Decency of Means au Künstlerhaus Stuttgart (2017), Dreamlands au Whitney Museum of American Art (2017), ainsi qu’à la Biennale de Gwangju (2016) et à la Biennale de Berlin (2016). Il est intervenu comme enseignant à l’Université d’Oxford, à l’Université de Cambridge, à Harvard, à Yale et à UCLA, où il est désormais professeur invité. Ses écrits ont été publiés dans Artforum, e-flux et DIS. Il a notamment été boursier de la Fondation Dedalus et de l’Akademie Schloss Solitude.

Andrew Norman Wilson

Projection


'An invitation to disappear'
Film de Julian Charrière, 2018


Garden

Friday 14: 21:00-22:15
Saturday 15: 20:00-22:00

In spring 1815, Indonesian volcano Tambora erupts - a deflagration equal to 170’000 Hiroshima bombs, and the onset of a drastic disruption of global climate change: Europe, notably, suffers a significant drop in temperature in the years that follow, with chain reactions being felt all the way to the Alps. When artist Julian Charrière climbs Tambora with a new project in mind, the vast palm tree plantations below caught his attention. Indeed, the area is now home to the world’s biggest palm oil production. The forests that originally made up the area have been replaced by a natural factory, one that generates important greenhouse emissions. In this mock-natural ecosystem, Charrière stages and films a human, technoid intervention - a rave party that the films slowly circles in and out of. “An Invitation to Disappear” stages a pagan rite amidst a nature permanently hybridized. Shown at Art Basel’s Art Parcours in June 2018 and since then at the Musée de Bagnes, “An Invitation to Disappear” will be screened at La Becque two weeks before the release of Charrière’s collaborative LP with electronic producer Ed Davenport (Inland), who also performs during our opening weekend. Born in Morges and based in Berlin, Julian Charrière is a French-Swiss artist whose work bridges the realms of environmental science and cultural history. He is a graduate of ECAV (Ecole cantonale d’art du Valais) and the Institut für Raumexperimente in Berlin, where he studied under the guidance of Olafur Eliasson. Marshaling performance, sculpture and photography. His projects often stem from fieldwork in remote locations with acute geophysical identities – such as volcanoes, ice-fields and radioactive sites. To date, his works has explored post-romantic constructions of ‘nature’, and staged tensions between deep or geological timescales and those relating to mankind.


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